lundi 23 décembre 2013

Assemblée générale annuelle de l'association "Les amis du lavoir d'Amance", le 23 janvier 2014.

A Amance, salle du Petit Mont, le 23 janvier 2014 à 19 heures.
Trois parties : 
Assemblée générale statutaire
Conférence "une comète est passée"
Séance de dédicace par les auteurs du livre "Amance en Lorraine"

samedi 23 novembre 2013

Présentation à la presse et aux amis de l'ouvrage "Amance en Lorraine, dix siècles d'histoire(s)"

La présentation a été faite le 22 novembre 2013, devant une assistance amicale, sous la présidence de M. Raphaël Bartolt, préfet de Meurthe-et-Moselle.
De gauche à droite : Pascal Leporé, président de l'association "Les amis du lavoir d'Amance", éditeur de l'ouvrage; Michel Monzain, co-auteur; Joëlle Larcan, épouse du professeur Alain Larcan, co-auteur disparu le 10 mai 2012, Raphaël Bartolt, préfet de Meurthe-et-Moselle; François Munier et Pierre Barroyer, co-auteurs. Philippe Tisserant, co-auteur, était excusé.

mercredi 20 novembre 2013

Présentation du livre "Amance en Lorraine, dix siècles d'histoire(s)" le 22 novembre 2013 à Nancy


L’association « Les amis du lavoir d’Amance » présente le livre « Amance en Lorraine, dix siècles d’Histoire (s) », le 22 novembre à 17 h dans le salon d'honneur de la préfecture de Meurthe et Moselle, 1 rue du Préfet Claude Érignac à Nancy. Monsieur Raphaël Bartolt, Préfet de Meurthe et Moselle, présidera cette manifestation.

Amance est aujourd’hui un village de 308 habitants, perché et resserré autour du tertre de son ancien château à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Nancy. Pourtant Amance aurait été, d’après la tradition orale à son sujet, une des plus anciennes villes de Lorraine, célèbre alors même que Nancy n'était que marécages.

Voulant aller au-delà de cette réputation, les auteurs de cet ouvrage, Pierre Barroyer, le Professeur Alain Larcan, Michel Monzain, François Munier et Philippe Tisserant ont mené pendant quatre années un considérable travail collectif de recherche, de documentation et de rédaction. Ils sont allés au-devant des témoignages du passé, ont su débusquer les faits méconnus et détruire les idées reçues.
Cette production a été relue par les professeurs d’université Jean-Pierre Husson, géographe et Gérard Giuliato, spécialiste de l’histoire médiévale, qui en a rédigé la préface.

L’édition de cet ouvrage a été possible grâce à une prévente de près de 520 ouvrages par souscription, et le soutien de nombreux donateurs.

L’association « Les amis du lavoir d’Amance » est née en 2003 et compte aujourd’hui 61 membres. Elle mène depuis sa création une action continue en faveur du patrimoine et de l’intérêt général. Cette action s’est traduite au fil des années par la restauration du lavoir d’Amance, l’édification d’un monument commémoratif de la bataille du Grand Couronné le long de la Voie Verte à la Bouzule, ainsi que l’organisation de nombreuses conférences et manifestations.





vendredi 15 novembre 2013

Chapitre 4. La Seigneurie et la prévôté d'Amance. Annexe 1. Les prévôts connus d'Amance

Chapitre 4. La seigneurie et prévôté d'Amance

Annexe 1. Les prévôts connus d'Amance.

Nous mentionnons ici les prévôts dont les noms apparaissent et les textes qui les citent:
Hanus Olry, cité en 1415 dans une charte concernant l'exercice de la Justice à Salonnes 1.
Thiriet Trabreze ou Trabreize cité en 1530 dans les comptes du receveur pour un règlement de frais d'une exécution criminelle2.
On suppose qu'il a ensuite exercé d'autres fonctions au service du duc. On retrouve un Thiriet Trabreize exerçant une fonction de gruyer d'Amance en 1540, puis de maître échevin à Nancy en 1547. Il encore fondateur d'une chapelle en l'église de Bouxières-aux-Chênes en 15533. Il s'agit probablement du même personnage qui illustre le fait que les fonctionnaires ducaux savaient s'adapter aux opportunités.
On observe par ailleurs qu'un Thiriet Trabaise, figure à la liste des tabellions d'Amance de 1508 à 1552. Il s'agit probablement du même personnage dans une autre fonction.
On suppose qu'il a ensuite exercé d'autres fonctions au service du duc. On retrouve un Thiriet Trabreize exerçant une fonction de gruyer d'Amance en 1540, puis de maître échevin à Nancy en 1547. Il encore aussi fondateur d'une chapelle en l'église de Bouxières-aux-Chênes en 15534. Il s'agit probablement du même personnage qui illustre le fait que les fonctionnaires ducaux savaient s'adapter aux opportunités.
François Bannerot en 1539-15405.
Colas Willaume en 15486.
Bastien Mathis en 15527.
Maulry Poirresson en 15708.
Nicolas Jacquot le vieux prévôt jusqu'en 1580. Il est remplacé à cette date par son fils Nicolas9.
Nicolas Jacquot le jeune à partir de 1580.
André Brigeot – Receveur et prévôt d'Amance, contrôleur des recettes et gruyer, annobli en 1608. Il entra en fonction avant 1609, et resta en exercice jusqu'en 163110.
Louis Brigeot son fils, succéda à son père André Brigeot dans toutes ses fonctions en 163111.
André Brigeot II son second fils, nommé capitaine et prévôt d'Amance en 1660 en remplacement de ses frères décédés. Louis Brigeot était donc décédé à cette date12 13.
1664 Fonction remplie par Claude Arnault, lieutenant de prévôt, résidant à Laître14.
1665 Fonction remplie par Antoine de Moing, capitaine major de Nancy, capitaine et prévôt d'Amance15.
Après 1665-1687- François Hanus – prévôt et maître échevin d'Amance décédé en 1687 à Nancy à l'âge de 36 ans et inhumé à Amance16.
Après 1687-1694 – Charles Dupont - prévôt et juge royal inhumé en l'église d'Amance en 169417.
Claude Eythier – Prévôt, gruyer et greffier d'Amance, inhumé en l’église d'Amance en 04 août 172118.
1 Lepage1853 Volume 2 p. 508 , 510
2 Comptes du receveur ADMM B 2101
3 Lepage 1853 - p. 185 – 189
4 Lepage 1853 article Bouxières-aux-Chênes - p. 185 – 189
5 Comptes du receveur ADMM B 2104
6 Comptes du receveur ADMM B 2241
7 Comptes du receveur ADMM B 2110
8 Comptes du receveur ADMM B 2119
9 Lettres patentes du duc Charles III ADMM B49 fo 65
10 Détails sur André Brigeot au chapitre 10 : « Les personnages qui ont fait la ville d'Amance (ancien régime) »
11 Lettres patentes du duc Charles IV ADMM – B107 fo 196-198
12 Lettres patentes du duc Charles IV ADMM B 111 – fo 22-23
13 On trouve mention d'un de Sainte Croix prévôt à Amance dans les comptes du receveur de l'année 1656 (ADMM B 2226). S'il a rempli la fonction de prévôt, ce ne peut être qu'un intérim dans la succession des Brigeot. Un de la Sainte Croix a aussi été substitut du procureur en 1664, il figure à la liste des résidents non taxables, et un Jean -Jacques-Chrisosthome de Sainte Croix a été inhumé en l'église d'Amance en 1686. Il est appelé substitut du procureur général de la prévôté et office d'Amance. Il peut s'agir de la même personne ou d'un proche. (Léon Germain - étude sur l'église d'Amance 1884)
14 Comptes du receveur – ADMM B 2228
15 Comptes du receveur – ADMM B 2229
16 Germain 1899
17 Germain 1899
18 Germain 1899

Chapitre 4. La seigneurie et la prévôté d'Amance : Annexe 2. Les receveurs identifiés d'Amance

Les receveurs sont connus par les documents comptables qu'ils fournissent à la chambre des Comptes de Lorraine, les lettres patente de nomination existent pour quelques uns.
Vers 1480
Jean Gerlet (père)
1487 - 1492
Jean Petitpain et Jean Gerlet
1492 - 1506
Jean Gerlet
1506
Etienne de la Rose (il était simultanément « maire » de Réméréville)
1507 - 1513
Aubertin Maselin – receveur d'Amance et maire de Réméréville
1513 - 1527
Petitjean
1528 - 1535
Jean de Vaubecourt qui devient ensuite Jean de Bardit de Vaubecourt
1538 - 1556
Nicolas Jacquot
1561 - 1565
François Lescarmousier
1567 - 1570
Nicolas Jacquot
1571 - 1585
Nicolas Jacquot le jeune
1586 - 1587
Houillon Jacquot
-1588
Judith Salonne veuve de Houillon Jacquot
1588 – 1611
Jean Dattel
1611 - 1655
François Dattel
1650 - 1652
Jean Dattel autorisé d'aider son père dans ses fonctions de receveur
1656 - 1660
le Sieur de Mazerulles
1661 - 1665
François Seurot
1666 -1709
probablement François Seurot
1709 ?- 1721
Joseph Bernel

Chapitre 4. La seigneurie et la prévôté d'Amance. Annexe 3 : Bourgeoisie de chambre et bourgeoisie de marche.

La seigneurie et la prévôté d'Amance Annexe 3 – Bourgeoisie de chambre et bourgeoisie de marche.

Le receveur d'Amance percevait une taxe de « bourgeoisie de chambre » . On en trouve régulièrement mention dans ses comptes:
  • en 1510: quittance d'un cens du par un individu d'Amance pour bourgeoisie de chambre1.
  • en 1521 : somme payée par un individu d'Amance pour la « franchise de bourgeoisie de chambre à lui accordée par le duc2 ».
  • en 1529 – 1535: Sens dû à un individu à cause de bourgeoisie de chambre3.
  • en 1568 : cotisation des bourgeois de chambre4.
La nature de cette taxe n'est pas précisée, et il faut rechercher dans l'administration des autres villes, des éléments d'explication.
Elle présente certainement des analogies avec le « droit de bourgeoisie » ou le « droit de cité » appliqué en d'autres lieux. Au Moyen-Âge, s'installer dans une ville comme la quitter nécessitait une autorisation du seigneur du lieu. Le statut de bourgeois n'était obtenu qu'après un certain temps de résidence ou après l'acquittement d'un droit: le « droit de bourgeoisie ».
On en trouve par exemple, dans l'histoire de la ville de Bayon, une application lorraine de cette pratique. Il n'était pas permis de venir résider en ce lieu, « de tenir maison, chambre ou boutique » pour y exercer une activité sans le consentement du seigneur ou de ses officiers. Le nouveau résident devait acquitter à l'entrée de la ville une somme de 50 francs (en 1694) revenant pour moitié au seigneur et pour moitié à la communauté5.
Il semblerait que dans le cas d'Amance cette taxe n'était pas une taxe d'installation mais plutôt une redevance annuelle.
Il existait aussi dans la prévôté une «bourgeoisie de marche » et une taxe associée.
Le prévôt des marches, basé à Château-Salins avait pour mission de gérer et taxer les immigrants venant s'établir sur les terres du duc, et inversement les émigrants quittant le duché. On appelait ces immigrants enregistrés « bourgeois de marche ». Ce prévôt, dont la fonction préfigurait la police aux frontières, commandait une troupe de 100 hommes. Un de ces prévôts s'appelait, en 1542, Jean Waltrin. Cette fonction fut supprimée en 15556.
1 Comptes du receveur ADMM B 2091
2 Comptes du receveur ADMM B 2096
3 Comptes du receveur ADMM B 2099
4 Comptes du receveur ADMM B 2117
5 Quintard p. 36
6 Lepage 1843 2ème partie p111